Le ministère s’apprête à remettre en cause les règles du mouvement
À l’occasion du groupe de travail du 8 octobre, le ministère a confirmé ses projets suivants :
• La suppression de l’Ancienneté Générale de Service dans les barèmes pour le mouvement
• La suppression du 2d mouvement
• Des affectations autoritaires et arbitraires, à titre définitif comme à titre provisoire 
• L’ harmonisation académique des règles du mouvement remettant en cause le rôle des délégués du personnel
• La remise en cause des prérogatives des CAPD.
 
Le ministre avec ce projet prépare la mobilité forcée
Ainsi pour le ministère, l’immense majorité des affectations devraient être réalisées à titre définitif à l’issue d’une seule saisie des voeux, c’est-à-dire la suppression pure et simple du 2d mouvement
Pour arriver à ses fins, le ministère s’apprête à remettre en cause le statut général de la Fonction publique qui prévoit que chaque fonctionnaire est nommé sur un emploi déterminé.
Ainsi il prévoit « d’offrir » au cours d’un seul mouvement « autant de postes qu’il y a de participants au mouvement » avec affectation « coûte que coûte » à titre définitif sur des postes non choisis.
Pour cela, il demande aux DASEN de proposer à la publication « outre des postes précis, des postes
correspondants à des zones géographiques et/ou à une certaine typologie de postes » sur lesquels seront affectés les enseignants.
Ces « postes » ne seront ni plus ni moins que des affectations selon les besoins du moment, évoluant d’une année sur l’autre, ou même en cours d’année, pour faire face à la pénurie de postes qu’organise le ministère. L’instauration de ces « postes » signifie la liquidation du droit volontaire à mutation auquel est substituée la mobilité forcée.
De plus, le ministère veut transférer aux CTSD, regroupant tous les représentants des personnels de l’Éducation nationale sans distinction de corps, le rôle d’examen des notes de service concernant la mutation des personnels du 1er degré. Cette mesure remet en cause les prérogatives des CAPD ou siègent les représentants du corps des instituteurs et Professeurs des écoles. C’est l’objectif de suppression des corps de la fonction publique que recherche le ministère.
Le SNUDI-FO a exprimé sa totale opposition à toutes ces modifications lors du groupe de travail. Il a soulevé les nombreuses injustices, l’arbitraire et la remise en cause du statut qu’elles engendraient. Ce serait un coup fatal porté au droit à mutation contenu dans le statut général de la fonction publique.
Après les décisions discrétionnaires liées à PPCR dans les promotions de grade et d’échelon, le ministre
veut étendre l’arbitraire au mouvement des PE en supprimant les éléments objectifs et vérifiables par tous du barème.
Le SNUDI-FO combattra ce projet comme il s’est opposé à PPCR et son évaluation, il  ne laissera pas détruire le mouvement et les barèmes.
Le SNUDI-FO revendique 
► Le maintien de l’AGS comme élément essentiel du barème pour tous les postes et la
suppression des postes profilés
►Le maintien des deux phases du mouvement avec saisie de voeux sur postes précis.
►Non aux voeux élargis : zones, types de postes… !
► Le maintien de toutes les prérogatives des CAPD. Non aux harmonisations académiques
►Le maintien de tous les postes de personnels administratifs nécessaires à l’organisation
d’un véritable mouvement !
Afin de proposer l’organisation de la mobilisation en défense des règles de mutations, le SNUDI FO, au niveau national, a invité les organisations syndicales SNUipp-FSU, SE-UNSA, SUD Éducation, CGT Edu’action à une réunion intersyndicale, avant la tenue d’un nouveau groupe de travail qui doit se réunir le 18 octobre.

A télécharger: Le communiqué du SNUDI-FO National

Pascal Gasquet
Secrétaire départemental